LES COOPERATIONS

L'HISTOIRE DE RADAUTI (Roumanie)

      A notre connaissance, le plus vieux document écrit qui mentionne la ville de Radauti date du 6 juillet 1413. C’est un « uric » (acte) signé d’Alexandre Cel Bun. Le nom de la ville, Radu ou Radormir, date de la fondation de l’état moldave (1392). Rădăuți (en allemand : Radautz, en hongrois : Radóc, en yddisch : ראַדעװיץ/ Radevits) est une ville du judet de Suceava, Bucovine.
     Les premiers habitants de la région furent les Daces (Dacia) de la famille indo-européenne des Thraces. Puis vinrent les Romains et les Slaves.  A la fin du Moyen Age, Radauti obtint le droit de tenir un marché réglementé par le voïvode Etienne le Grand (1484) et devint une ville moldave prospère grâce aux échanges commerciaux, si bien que le prince Bogdan 1er décida d'y faire construire une église où il est inhumé : l'église Bogdana sera la nécropole des premiers princes de Moldavie. L’histoire de Radauti a été liée très longtemps à celle de l’évêché, et les habitants avaient de nombreuses obligations envers l’église orthodoxe.
     De 1775 à 1918, la principauté de Moldavie et donc Radauti, faisaient partie de l'empire austro-hongrois. La ville se modernisa : on y construisit des établissements publics, des immeubles et un nouveau marché, mais aussi dès 1792 un haras. La langue officielle devint l’allemand.  La culture régionale fut alors fortement influencée par les idées occidentales. Radauti devint l'une des plus grandes villes du Duché de Bucovine. Elle vécut un haut niveau d'immigration de populations allemande et juive. Les premiers Juifs arrivèrent à Rădăuți vers la fin du XVIIIe siècle, en provenance de Galicie principalement. La première synagogue fut construite en 1830, le Grand Temple en 1883. Les Roumains étaient même en minorité par rapport aux autres communautés vivant à Radauti. L'industrie se développa : des scieries, des fabriques d’allumettes, de papier, d’alcool virent le jour.

     Après la Première guerre mondiale, la région Moldavie est rattachée à la Roumanie. Les Allemands émigrèrent en Allemagne et en Autriche,  les Juifs furent persécutés par le gouvernement roumain. Ils ne rentrèrent à Radauti que dans les années 60. Actuellement, il existe trois synagogues en activité à Rădăuți.

RADAUTI - Coopération en 1990

 

 

La ville de Radauti se situe en Bucovine, région du nord-est de la Roumanie en bordure des Carpathes. Elle dépend du district de Suceava et les célèbres monastères d'Arbore, de Putna et de Sucevita, entre autres, sont à moins de 20 km. Elle compte environ 30.000 habitants.

    A l'époque où le patrimoine roumain était mis en danger par la destruction du bâti ancien, la ville de Pontault-Combault, sur la recommandation d'un mouvement européen, a adopté en 1989 un village de Bucovine, Marginea. Après la chute du régime Ceaucescu fin 1989, quelques difficultés dans les relations avec les représentants auto-proclamés de Marginea, des liens ont été noués avec la ville voisine de Radauti et son maire Monsieur Bradaceanu. Les échanges se sont situés au niveau scolaire (d'excellents professeurs de français), culturel (la musique populaire est très vivante en Roumanie) et sanitaire (entre l'hôpital de Lagny et celui de Radauti).

   Par la suite les liens officiels se sont distendus en raison du changement de personnel politique et de l'éloignement géographique de Radauti qui ne facilite pas les contacts personnels.

   Cependant un ensemble musical traditionnel est venu à plusieurs reprises lors de la fête de la musique, se produisant notamment dans les cantines scolaires.

En 2011 le panneau d'entrée de ville de Radauti comportait toujours la mention du jumelage avec Pontault-Combault.

  Il serait sans doute intéressant de renouer avec la Roumanie à un moment où elle traverse à nouveau une phase politique délicate et alors que de forts préjugés demeurent à son égard.

ANYAMA - Côte d'Ivoire 1988

Anyama est une ville d'environ 100.000 habitants, située au nord d'Abidjan, pratiquement à ses portes et traversée par un axe routier important.

Les éclaireurs de France, dont certains originaires de Pontault-Combault, désireux d'engager une coopération avec l'Afrique, se sont rapprochés des autorités municipales. A la suite d'échanges constructifs, deux élus se sont déplacés à Anyama fin 1988. 

Le jumelage a été officialisé en 1989, basé sur une coopération dans le domaine de l'administration, de l'alimentation (cantines) des services techniques et sur des échanges entre jeunes. Des agents communaux ivoiriens ont effectué des stages à Pontault- Combault et réciproquement pour le suivi sur place. Jeunes ivoiriens et français ont mis sur pied plusieurs voyages pour découvrir le pays de l'autre : par exemple une randonnée en commun dans les Alpes.

Les bouleversements politiques des années 2000 ont évincé le maire Michel Benoit Coffi. Il en est résulté une mise en sommeil des relations. Une stabilisation de la situation politique en Côte d'Ivoire verra peut-être le retour des anciens acteurs du jumelage et permettra éventuellement de le relancer.

 

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